Bretagne. L’association Eau et Rivières demande l’interdiction d’un pesticide

Publié le 26 octobre 2021Actualités
Bretagne. L’association Eau et Rivières demande l’interdiction d’un pesticide

L’association environnementale Eau et Rivières demande l’interdiction à l’État d’un pesticide largement utilisé en Bretagne, le S-métolachlore. Il menacerait la ressource en eau potable.

Le S-métolachlore est un désherbant utilisé notamment sur le maïs, les haricots, les pois et les betteraves. Il a été le quatrième pesticide le plus vendu en Bretagne en 2019. Mais son utilisation menacerait la ressource en eau potable. Selon l’association Eau et Rivières de Bretagne, lui et ses métabolites sont désormais responsables d’une contamination généralisée et durable de l’eau bretonne, superficielle comme souterraine.

L’association indique qu’elle a demandé au préfet de la Région Bretagne l’interdiction de l’usage du S-Métolachlore sur tout le territoire breton en mai 2021. Elle a aussi saisi les préfets de départements en ciblant cette fois les aires d’alimentation des captages ou, à défaut, les bassins-versants eau portable. N’ayant reçu aucune réponse, Eau et Rivières se tourne désormais vers les ministres de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique pour faire interdire l’usage de cette substance .

Le constat très préoccupant d’Eau et Rivières

Eau et Rivières de Bretagne dresse un constat très préoccupant de la situation : En Côtes-d’Armor, aujourd’hui, 37 % de la production totale d’eau potable du département est touchée par la présence de métabolites en eau traitée. Ce chiffre monte à 43 % pour la production d’eau souterraine, et aucune des stations de production d’eau concernées n’est en capacité de traiter les métabolites.

Eau et Rivières de Bretagne rappelle le contentieux européen né de la trop forte concentration en nitrates des eaux servant à la production d’eau potable. Il avait entraîné des fermetures de captages. Doit-on s’attendre à des fermetures encore plus nombreuses et qui concerneraient cette fois des ressources en eau souterraines ?, s’interroge l’association.

Source Ouest France 25 octobre 2021