Le monde agricole secoué par la flambée des engrais azotés

Publié le 25 octobre 2021Actualités
Le monde agricole secoué par la flambée des engrais azotés

Les prix des engrais azotés flambent en même temps que le gaz qui sert à leur fabrication, semant l’inquiétude chez les agriculteurs qui se demandent s’ils auront les moyens de fertiliser leurs champs dans quelques mois.

La cuve de Thomas Brébion, céréalier à l’ouest de Paris, est vide. D’habitude, explique-t-il, il prend les devants en achetant plusieurs mois à l’avance la solution azotée qu’il pulvérise dans ses champs pour nourrir ses cultures. « Je me suis dit : « C’est cher, je vais attendre un peu ». J’ai fait une bêtise. Je ne sais pas comment je vais m’organiser. J’ai payé mes semences, ensemencé, fait mon travail », mais pour la suite, « on ne maîtrise rien ».

Un prix multiplié par trois

L’an dernier, l’engrais liquide lui avait coûté 165 € la tonne. Aujourd’hui, il s’arrache entre 550 € et 600 € la tonne, soit plus du triple. « C’est fou », résume-t-il.

Les fertilisants azotés sont fabriqués à partir d’ammoniac, obtenu en combinant l’azote de l’air et l’hydrogène provenant du gaz naturel. Près de 80 % du coût de production de l’ammoniac est lié à l’utilisation du gaz. Il existe trois types de ces engrais : une solution azotée, sous forme liquide, de l’ammonitrate et de l’urée, sous forme de granulés.

Comment en est-on arrivé là ? Les causes sont multiples, mais ont toutes pour origine un élément clé : l’envolée des prix du gaz naturel qui touche particulièrement l’Europe en raison de sa dépendance aux importations russes.

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