Le soja français en pleine croissance

Publié le 20 avril 2021Actualités
Le soja français en pleine croissance

La France est le deuxième pays producteur de soja dans l’Union européenne après l’Italie, avec 490 000 tonnes produites en 2020, en hausse de 14,3 % comparé à 2019.

Aujourd’hui, 13 000 agriculteurs français cultivent 186 000 hectares de soja. En 2020, ils ont produit 490 000 tonnes, en hausse de 14,3 % par rapport à 2019. Et la croissance ne s’arrête pas là : la filière prévoit 250 000 hectares (soit 650 000 tonnes) de cultures de soja, en France, en 2025. Depuis 2014, les surfaces cultivées ont déjà été multipliées par 2,5.

Le marché est en croissance, mais c’est encore un marché de niche. Le soja ne représente que 2 à 3 % de part de marché sur les plats cuisinés, l’ultrafrais et les boissons. Les autres végétaux ont fortement progressé en boisson, celles au soja ne représentent qu’un quart du marché », décrit Olivier Clanchin, président de la Sojaxa. L’association réunit les quatre plus gros acteurs de la filière : LSDH, Alpro, Soy et Sojasun. Des industriels qui achètent exclusivement leur soja dans l’Hexagone.

Près de 20 % de la production française est destinée à l’alimentation humaine alors qu’au niveau planétaire, seulement 2 % de la production de soja est destinée à l’homme. On revient aujourd’hui à des préoccupations de productions locales. La Chine produit tout son soja destiné à l’alimentation humaine dans son territoire, tandis que l’alimentation destinée aux bétails est importée. La tendance est là »souligne Olivier Clanchin.

Près de 25 % du soja français en agriculture biologique

La production se trouve majoritairement dans le Sud-Ouest et l’Est de la France mais elle se développe également dans l’Ouest, notamment en Normandie, et dans le Nord.On espère reproduire le schéma de la culture du maïs qui a démarré historiquement dans le Sud-Ouest avant d’arriver jusqu’aux Hauts-de-France »,ajoute Françoise Labalette. La France est aujourd’hui le deuxième producteur européen derrière l’Italie, avec un quart de la production en agriculture biologique.

Aujourd’hui, il y a encore un écart de compétitivité avec d’autres pays, notamment le Brésil, et les cours mondiaux du soja sont bas. Ce ne serait pas viable économiquement ni stratégiquement de se lancer dans une course mondiale », assure Françoise Labalette de l’interprofessionnelle, Terres Univia. Le marché reste donc essentiellement français et européen.

Source Ouest France 19 avril 2021