L’étiquetage de l’origine des viandes sera obligatoire dans les cantines en 2022

Publié le 13 septembre 2021Actualités
L’étiquetage de l’origine des viandes sera obligatoire dans les cantines en 2022

Attendu depuis longtemps, l’étiquetage de l’origine des viandes deviendra obligatoire dans la restauration collective à partir de 2022, a annoncé le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie à Ouest-France.

Les enfants sauront bientôt de quel pays vient la viande qui leur est servie à la cantine. « L’étiquetage de l’origine pour pratiquement toutes les viandes en restauration collective deviendra obligatoire courant 2022 », annonce à Ouest-France le ministre de l’Agriculture et de l’alimentationJulien Denormandie, qui dévoilera ce calendrier ce mercredi 8 septembre 2021, au salon Restau’Co à Paris.

Cet affichage était une promesse de la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires du 10 juin 2020. Depuis, le décret se faisait attendre. « L’étiquetage est une compétence européenne, nous avons dû démontrer la pertinence et la nécessité de cette réglementation. Nous avons reçu le feu vert de la Commission européenne. Le décret sera pris fin 2021. » Pour l’heure, seule l’origine du bœuf doit être affichée. Les volailles, porcs, caprins et ovins seront désormais concernés. Une obligation déjà généralisée dans les supermarchés et les boucheries.

50 % de viandes importées

Aujourd’hui, 50 % de la viande consommée dans la restauration collective est importée (jusqu’à 60 % pour la volaille). « Un poulet brésilien, ukrainien, n’a pas du tout la valeur nutritive d’un poulet français. Or, l’alimentation est primordiale pour notre santé. Les produits locaux, de qualité (bio, HVE, Siqo…), doivent devenir la priorité dans la restauration collective. » Pour « donner l’exemple », et en application de la loi Climat, annonce Julien Denormandie, « l’État devra proposer 100 % de viandes et de poissons de qualité dans ses cantines, à partir de 2024 ».

La loi Climat adoptée cette année vise un minimum de 60 % de viandes et de poissons de qualité dans la restauration collective. Elle renforce les objectifs fixés par la loi Egalim en 2018 : plus des 50 % de produits durables et de qualité dont au moins 20 % de bio.

Le ministre veut une approche « pragmatique » : « C’est encore aujourd’hui beaucoup plus habituel d’acheter des carottes prédécoupées et déjà lavées chez un grossiste, qu’une botte de carottes chez un agriculteur en proximité. Nous nous employons à faciliter l’accès aux produits frais et locaux. »

Le gouvernement mise sur plusieurs leviers, dont l’enveloppe de 130 millions d’euros du Plan de relance destinée à favoriser les circuits courts (400 communes en bénéficient à ce stade dont 195 dans l’Ouest, pour acheter notamment du matériel de cantine), et les Projets alimentaires territoriaux, conclus avec les collectivités (400 à ce jour dont 37 dans l’Ouest).

Source Ouest France 8 septembre 2021