Plus de 300 élus locaux interpellent l’État pour accélérer sur le bio

Publié le 21 avril 2021Actualités
Plus de 300 élus locaux interpellent l’État pour accélérer sur le bio

Dans une tribune publiée ce mardi 20 avril 2021, 300 élus demandent à l’État de revoir sa politique d’accompagnement de l’agriculture bio alors que la future Pac est en négociation.

La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, le 5 mars à Paris.
La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian,
le 5 mars à Paris. | JOËL SAGET / AFP

Lancée à l’initiative de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), une tribune signée par plus de 300 élus, dont 250 élus locaux, parait ce mardi 20 avril. Ils demandent un milliard d’euros par an dans la prochaine Politique agricole commune (Pac) pour développer et pérenniser les surfaces bios. Parmi les signataires figure la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian.

Quel est l’objet de cette tribune ?

Au niveau local, nous actionnons tous les leviers qui sont à notre disposition pour aider les agriculteurs et encourager la conversion en bio. Sans cadre européen et national qui va dans le même sens, ça ne suffit pas. Les objectifs fixés par la loi Egalim (15 % de surfaces agricoles biologiques en 2022, 50 % de produits durables en restauration scolaire dont 20 % de bio, NDLR) sont difficilement atteignables sans soutien.

Que peuvent faire les élus locaux ?

Les habitants, avec la crise sanitaire, se tournent vers du local et du bio. Nous pouvons susciter une demande, nous servons par exemple 12 500 repas au quotidien dans les cantines scolaires de Strasbourg, mais nous sommes en bout de chaîne. C’est à l’État d’accompagner cette politique vertueuse dans l’ensemble du territoire. Le paradoxe en tant que collectivité, c’est que nous souhaitons proposer du bio, sans pesticide, pour nos enfants, sans pour autant qu’il vienne du bout du monde. Il y a aussi un enjeu économique, nous voulons créer de l’emploi local dans le domaine agricole et l’alimentation.

Qu’est ce qui bloque au niveau local aujourd’hui ?

Pour nos communes, c’est la question du foncier. Nous devons avoir une stratégie foncière ambitieuse pour développer des activités agricoles bios, notamment maraîchères.

Source Ouest France 20 avril 2021